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Les dérives techniques


Le spamdexing ou fraude au réferencement



Le secteur commercial a profité du développement de l'Internet pour promouvoir sociétés, produits, techniques et avantages. Quand l'argent s'en mêle, les abus ne sont jamais loin!

Rolande Lapayre, opticienne, est une grande surfeuse sur Internet. Pour trouver les informations dont elle a besoin pour son métier ou à titre personnel, elle utilise des moteurs de recherche comme google. Après avoir encodé les mots clés de sa recherche, le programme lui propose de nombreux liens vers de sites qui semblent répondre à sa demande. Mais, surprise, ce sont toujours les mêmes sites qui apparaissent en tête de liste et rarement les plus intéressants, les plus complets ou les plus sérieux sur le thème recherché.

Concurrence et loi de l'offre et de la demande sont omniprésents sur Internet. Au point que certains moteurs reçoivent de 20 à 40 milliers de pages Web à référencer quotidiennement. D'où la difficulté pour un site web de s'assurer un bon positionnement sur les outils de recherche avec les moyens classiques. Une entreprise dont l'adresse du site n'apparaît qu'en cinq ou sixième page du moteur de recherche ou de l'annuaire risque de passer définitivement inaperçue aux yeux des internautes. C'est pourquoi toute société commerciale essaye d'obtenir le référencement le plus visible, c'est-à-dire apparaître dans les tous premiers liens proposés par le moteur de recherche. Les Webmasters desdites sociétés, avisés et parfois même roublards, développent un ensemble de procédures qui permettent d'obtenir des résultats probants, même si pour le consommateur l'information fournie n'est pas pertinente. Ces moyens pas toujours très corrects, sont regroupés sous le terme générique de spamdexing ou spamming à l'indexation.

Les procédés mis en oeuvre peuvent être très simples ou très astucieux avec de nombreuses variantes intermédiaires.

QUELQUES EXEMPLES

Parmi les possibilités pratiquement illimitées, citons l'excès de keywords (mots-clés) dans les balises méta ou la répétition du même terme à plusieurs reprises sur la page, la multiplication de ces termes dans le contenu textuel de la page concernée, l'utilisation de mots frappants mais sans correspondance avec le contenu textuel ou les objectifs réels du site, l'utilisation de noms de marques concurrentes pour que le site se classe avant le site concurrent sur le moteur de recherche.

Il est même possible d'augmenter l'indice de popularité d'un site par l'utilisation de sites miroir. Pour obtenir un meilleur référencement, il suffit de prévoir un redirectoring abusif, c'est-à-dire qu'en ouvrant un site, le consommateur est, en fait, redirigé vers un autre site.

Le contenu textuel présenté en blanc sur fond blanc ou en couleurs similaires au fond d'écran laisse suggérer au moteur de recherche que la page reprend plus d'informations qu'en réalité. Le contenu textuel condensé dans un point sur un i poursuit le même objectif. Et de nouvelles techniques apparaissent chaque jour.

L'objectif de ces techniques est à chaque fois identique: inciter le consommateur à choisir le site car celui-ci est classé en premier sur sa liste de visite.

Les moteurs de recherche soucieux de fournir de l'information de qualité luttent contre ce procédé qui s'apparente à un vol de référencement et induit le consommateur en erreur.

Il existe, pour aider les utilisateurs du Web, des informations qui permettent de se protéger contre les escroqueries ou les menaces reçues en ligne. Ainsi, le site http://www.banksafeonline.org.uk/ explique comment certaines escroqueries sont mises sur pied, quelle action peut être prise pour les combattre et aide les utilisateurs à préserver le plus possible leur sécurité et à éviter les dangers.

Dernière actualisation de cette page : 1 janvier 2007
 
  Saferinternet.be est une collaboration entre Child Focus et le Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs. Le projet et ce site Internet ont pour objectif la promotion de la sécurité des mineurs sur Internet et les nouvelles technologies de communication en ligne. Ce site propose des informations et des outils aux éducateurs qui cherchent à guider les enfants et les jeunes vers une utilisation responsable de ces technologies. Le projet comprend également des initiatives qui s'adressent directement aux jeunes, comme le site Internet web4me.be. Le volet belge de ce projet européen est soutenu par la la Commission Européenne, DG Information Society et son suivi est assuré par un comité d'experts.

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