Jeunes et e-commerce? Une analyse!
Stefaan Hendrickx & Marc Vandercammen
Le CRIOC, avec le soutien de la Commission Européenne, a étudié le comportement et les achats des jeunes en ligne. Plus de 2.000 interviews et plusieurs groupes de discussion ont permis d'identifier les sites internet les plus populaires chez les jeunes et les mécanismes d'achat en ligne chez les jeunes. Les principales conclusions sont énumérées ci-après. Internet, un canal commercial de plus en plus présentLes jeunes sont cisconspects par rapport à l'achat via Internet. Spontanément, ils déclarent connaître relativement peu de sites commerciaux. Mais ils achètent bel et bien via Internet et certains même dans la perspective de réaliser des bénéfices financiers, souvent en dehors du respect de toute obligation légale. Les plus jeunes, en dessous de 12 ans, participent aux achats familiaux en ligne. Cet apprentissage précoce laisse prévoir une croissance rapide des achats futurs par les moins de 15 ans en matière de consommation et de commerce online. Des mineurs n’hésitent pas à acheter et à vendre sur Internet en se servant notamment de la carte de crédit des parents. En outre, les modes de paiement directs online par les mineurs sont déjà disponibles. En matière de commerce, la responsabilité collective et sociétale est quasi inexistante. Ainsi, le partenaire de la transaction commerciale (vendeur ou acheteur) se soucie souvent peu du fait qu’il commerce avec un mineur. Il attend simplement que l’on vienne chercher les objets, ne les envoie pas et demande à être payé cash au moment du retrait. Les jeunes sur internet, un marché porteurLes transactions sont en croissante et les sollicitations nombreuses. Pas étonnant dès lors que les jeunes développent de nombreuses activités sur la toile. Les enfants jouent massivement online, financés d’abord par le budget familial et ensuite sur fonds propres. Une activité qui se prolongera durant toute leur adolescence, et pour certains, durant les débuts de l’âge adulte. C’est dans ce secteur que les plus gros investissements sont consentis. Les questions de gestion des risques de dérives commerciales se posent de manière de plus en plus insidieuse et récurrente. Les autres activités des enfants ne sont cependant pas exemptes de sollicitations commerciales et quantitativement, celles-ci représentent bien le premier risque qu’ils ont à gérer au jour le jour. Mais entre 12 et 15 ans, période traditionnelle de distanciation familiale et de prise de risques, les activités des jeunes en ligne croissent pendant que le contrôle parental s’éloigne. L’accompagnement de cette période d’apprentissage doit être encadré dès le moment où les jeunes se testent par essais et erreurs. Internet : une législation insuffisante Vu les risques réels lors de l'utilisation de l'internet, il convient de renforcer la législation. Si la fracture numérique s’est réduite, les pouvoirs publics doivent continuer à encourager l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les lieux publics, les lieux de vie et d’enseignement et faciliter le développement de contenus publics adaptés, libres de droit et susceptibles d’être utilisés par les jeunes. Des problèmes en matière de protection des mineurs doivent être solutionnés en matière de: - Respect des pratiques de commerce notamment en matière d’arnaques, achats, surfacturation, pollupostage (spams), responsabilité des infomédiaires (et notamment les sites d’échange), garantie vis-à-vis des tiers de confiance, protection des achats en ligne et modes de paiement.
- Respect de la vie privée, notamment en matière de consentement préalable, de collecte systématique et l’utilisation des adresses collectées sans le consentement libre, spécifique et informé des internautes destinataires.
- Pratiques publicitaires, notamment les nouvelles techniques comme le marketing viral.
- Respect du droit à l’information et à la copie privée.
- Dépendance aux jeux.
Etude complète Dernière actualisation de cette page : 9 octobre 2008
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