Fiches Pédagogiques
Myspace, Facebook et les autres... A la limite du respect de la vie privée?
Thibault Willaert
Les sites basés sur les réseaux sociaux ont le vent en poupe. Il en existe déjà quelques centaines dont les mieux connus sont Myspace et Facebook. Ces sites permettent aux internautes de créer un profil en ligne et d'entretenir par ce biais, des contacts avec des amis. Beaucoup d'entre eux utilisent ces réseaux sociaux comme un forum pour rencontrer de nouveaux amis ou ranimer des amitiés perdues. Tout le monde peut consulter le profil des autres membres et échanger des photos et des vidéos ou même jouer en ligne. Puisque ces services sont offerts gratuitement, les utilisateurs se voient contraints d’accepter de recevoir des messages publicitaires sur chaque page. Mais qu'en est-il de la protection de la vie privée?Normalement les réseaux sociaux disposent d'une 'privacy policy' qui détermine que c'est l’internaute, et lui seul, le responsable des données qu’il insère dans son profil. Attention donc à ce que vous divulguez! En principe, tout le monde peut consulter vos profils et vos coordonnées se trouveront toujours sur internet dans plusieurs années. Evitez par conséquent de poster dans votre profil des informations que vos parents, professeurs ou (futurs) employeurs ne sont pas sensés savoir ou voir (par ex. des photos, des vidéos ou des textes compromettants). Certains sites offrent la possibilité de réserver l’information personnelle aux amis. Il est vivement conseillé d'utiliser cette option. S'il circule trop d'informations sur la vie privée, cela peut avoir pour conséquence fâcheuse que des mots de passe soient divulgués et/ou que des publicités personnalisées envahissent vos boîtes mails. Et les mineurs d'âge? Sont-ils bien protégés?Dans la plupart des pays, un âge minimum (de 13 ou 14 ans) pour la publication et l'échange de données personnelles sur internet est appliqué. La législation belge sur la protection de la vie privée stipule que le mineur d'âge doit disposer de la capacité de discernement, ce qui correspond normalement à l'âge de 12 à 14 ans. Nombre de réseaux sociaux reprennent un tel âge minimum dans leur privacy policy. Mais cela ne garantit bien sûr pas que les mineurs d'âge en soient avisés. Dès lors, il est vivement conseillé aux parents des mineurs d'âge de vérifier de temps à autre quelles sont les données que leurs enfants divulguent en ligne. Les mineurs d'âge ne réalisent très souvent pas qu'il peut être dangereux de reprendre trop d'informations personnelles (tels que leur prénom et nom de famille, leur adresse, leur numéro de téléphone ou de GSM) sur un site. En effet, ils s'exposent ainsi à du cyber-bullying ou même à des menaces dans leur vie réelle. Il se pourrait également qu'ils regrettent plus tard, en tant qu'adulte, d'avoir divulgué certaines informations personnelles pendant leur jeunesse. La commission britannique pour la protection de la vie privée (ICO) a mené une enquête auprès de jeunes internautes. Il s'est avéré que les jeunes s'inquiètent bien de la protection de leur vie privée, mais qu'un tiers d'entre eux ne lit jamais les privacy policies et que deux tiers d’entre eux acceptent des personnes inconnues comme des amis. Le mot-clé dans toute cette problématique est donc "l’information"! Le consommateur doit être conscient que tout ce qu'il publie sur internet sera conservé et pourra être consulté par tous les autres internautes. Pour cette raison, nous invitons tous les internautes à consulter le site www.saferinternet.be. L'ICO a également consacré quelques pages de son site internet ainsi qu’un dépliant, à une explication quant à la meilleure manière d'utiliser les réseaux sociaux: www.ico.gov.uk/Home/for_the_public/topic_specific_guides/social_networking.aspx. Dernière actualisation de cette page : 31 janvier 2008
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